On croit souvent qu’il faut attendre que toutes les dents définitives soient sorties. C’est l’inverse : les corrections les plus précieuses se jouent pendant la croissance, dans une fenêtre qui s’ouvre dès 4 ans et reste favorable jusque vers 12 ans.
Un premier bilan précoce ne signifie pas commencer un traitement tout de suite. Souvent, il s’agit simplement de surveiller et d’intervenir au bon moment si c’est utile : élargir un palais trop étroit, accompagner une mâchoire, libérer la respiration. Agir tôt, c’est parfois éviter un traitement plus lourd à l’adolescence.
Certains signes doivent amener à consulter sans attendre l’âge « idéal » : respiration par la bouche, ronflement, succion du pouce prolongée, dents qui se chevauchent, mâchoire décalée. Dans le doute, mieux vaut un bilan de trop.